Cette synthèse de presse est constituée d’articles publiés dans la presse.
Ils ne reflètent ni ne portent les positions de la CFE Énergies.

MARCHÉ DE L'ÉNERGIE / ENVIRONNEMENT

Énergies vertes : la fin des subventions n’est pas pour demain
Les Échos – 10 juin – Sharon WAJSBROT
Le gouvernement s'apprête à imposer aux producteurs d’électricité solaire une baisse des tarifs d’achat de leurs électrons, octroyés entre 2006 et 2010 et jugés à présent comme trop généreux. Cette mesure montre la volonté de l’État de rationaliser la charge de soutien public aux énergies renouvelables, culminant aujourd'hui à 5,8 milliards d’euros, sans pour autant freiner leur essor. Les Échos notent par ailleurs que les appels de puissance lancés par l’État et ses tarifs garantis aux producteurs renouvelables pendant parfois vingt ans restent le principal canal de développement de centrales renouvelables. Le journal relève toutefois que la transition énergétique en France dépendra aussi de la réforme de la régulation du nucléaire historique dont la mouture pourrait priver certaines entreprises d’un accès à une électricité nucléaire, les poussant à se tourner vers l’achat d’électricité verte, ce qui entraînerait sur le long terme la construction de nouveaux parcs renouvelables. Un deuxième phénomène qui entre en jeu dans la transition écologique est la flambée des prix des droits à polluer : pour les entreprises, les contrats d’électricité renouvelables noués en direct avec des producteurs échappent au surcoût des quotas de CO2. Ainsi, à mesure que la spéculation enfle sur le prix du carbone, leur compétitivité se renforce.


La place centrale de l’éolien dans l’électrification européenne
Enerpresse – 10 juin
Selon un rapport publié par WindEurope et ETIPWind, si l’électrification est un moyen efficace et rentable de décarboner l’économie européenne d’ici 2050, les éoliennes pourraient avoir une place de choix dans l’évolution du système. Dans ses scénarios futuristes, l’UE estime indispensable d’électrifier la consommation tout en s’appuyant sur les ENR pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Ainsi, peu après 2025, l’éolien deviendrait la première source d’électricité en Europe et d’ici 2030, elle couvrirait 25 % des besoins en électricité de l’UE. Cela est sans compter sur l’augmentation de la taille des turbines offshore qui permettrait de construire des parcs de plus grande taille connectés à plusieurs pays qui fourniront de l’électricité et des services essentiels au réseau de transport. De plus, l’industrialisation de l’éolien offshore flottant ouvrirait la possibilité d’exploiter de nouvelles ressources éoliennes dans des zones d'une profondeur d’eau supérieure à 60 mètres, notamment en Méditerranée et dans l’océan Atlantique.


Les dépenses publiques pro-climat ont doublé en dix ans
Les Échos – 10 juin – Muryel JACQUE
Selon le think tank I4CE, l'État a consacré plus de 30 milliards d'euros à la transition énergétique en 2021. Le plan de relance annoncé en 2020 aura bien aidé à faire bouger les choses, mais les auteurs du rapport notent que les dépenses ont augmenté de 70 % sur la dernière décennie. En grande majorité, elles ont été concentrées sur trois secteurs : la production d'énergie décarbonée, la rénovation des bâtiments et les transports. Alors que le plan de relance doit s'arrêter l'an prochain, l'État va devoir dépenser plus dans les années à venir pour accélérer la transition bas carbone tout en accompagnant les ménages et les entreprises. Au moins 14 milliards d'euros de plus par an entre 2024 et 2028 dans le bâtiment, la mobilité et l'énergie, hors dépenses d'investissement, estime l'Institut.

SOCIAL

Retraite : le président du Medef inflige un camouflet au chef de l’État
La Tribune – 10 juin
Dans une interview donnée aux Échos, Geoffroy ROUX DE BÉZIEUX estime qu'Emmanuel MACRON n'a plus le « capital politique » pour mener une réforme aussi importante que celle des retraites. Il considère qu’il s’agit d’un débat pour la présidentielle, voire d’un sujet pour le prochain président de la République. En revanche, selon lui, le dossier qu'il faudrait absolument boucler rapidement, c'est celui de la réforme de l'assurance-chômage. Lors de la Convention sur la souveraineté économique, organisée par Les Républicains, le 1er juin, le président du Medef avait exprimé une mise en garde : « L'État doit trouver sa juste place dans l'économie. En général, quand l'État veut être l'entrepreneur, ça se termine assez mal ».


Décryptage : alliance entre les syndicats et les ONG
Le Figaro – 10 juin – Anne-Hélène POMMIER
« Il n'est pas nouveau que les syndicats s'allient à des ONG. […] Ce qui l'est davantage, c'est l'aspect programmatique de ces deux initiatives », note Stéphane SIROT, spécialiste des mouvements sociaux. Selon lui, les centrales syndicales ont perdu leur monopole sur les réflexions autour de la transformation sociale de la société. Sans s'adosser à des organismes dont la parole est vue comme légitime sur ces sujets, les prises de position des syndicats passeraient presque inaperçues. « Le monde syndical commence à s'apercevoir qu'il doit faire sa mise à jour, sinon il va être marginalisé », relève Jean-Marie PERNOT, politologue à l'Institut de recherche économique et social. Le Figaro souligne de plus que les syndicats commencent à s'inquiéter en voyant la moyenne d'âge de leurs adhérents grimper, craignant que les prochains départs en retraite soient synonymes d'hémorragie dans leurs rangs. D'où l'importance de se positionner sur des sujets, comme l'écologie, qui parlent à la nouvelle génération de salariés.

MANAGEMENT / RH

Quatre tendances dans le télétravail
Les Échos – 10 juin – Léa DELPONT, Valérie LANDRIEU
Selon l’Association nationale des directeurs des ressources humaines, 30 % des entreprises feraient face à des salariés ayant déménagé dans une autre ville depuis le début de la crise, sans avoir informé au préalable leur management. Certaines entreprises, comme AssessFirst, dont le siège social n’est plus qu’une adresse, ont choisi le 100 % télétravail, avec zéro bureau. Chez Happydémics, deux initiatives testées pendant la crise perdureront : une réunion digitale le lundi soir et un baromètre trimestriel de satisfaction des salariés. De son côté, Troops, dédié à la numérisation des groupes intérimaires, recrute désormais dans l’Europe entière. Orange a quant à lui opté pour la création de quatre sites de télétravail aux quatre points cardinaux à distance de Lyon : Vienne, Saint-Etienne, Villefranche et Isle-D’Abeau.