Cette synthèse de presse est constituée d’articles publiés dans la presse.
Ils ne reflètent ni ne portent les positions de la CFE Énergies.

ACTU DES IEG

Refonte d’EDF : les syndicats dénoncent un « monologue gouvernemental »
L’Humanité – 8 juin – Marion D'ALLARD
Hier se sont tenues de nouvelles rencontres bilatérales entre les syndicats et le ministre de l’Économie au sujet de la refonte d’EDF. La CGT dénonce un « monologue gouvernemental » et réaffirme son opposition à cette réforme. Sébastien MENESPLIER, de la CGT, fait le point avec l’Humanité. « Force est de constater que le gouvernement reste sourd aux arguments des syndicats, commence-t-il. Bruno LE MAIRE a réaffirmé sa volonté intacte de réformer EDF, convaincu qu'il faut que cela se fasse avant la fin du quinquennat. […] Le ministre de l'Économie nous a même annoncé qu'Emmanuel MACRON […] aurait le dernier mot sur cette réforme. Pour le gouvernement, le calendrier politique est une opportunité ». Malgré tout, Sébastien MENESPLIER indique que les syndicats continueront de faire front : « Nous sommes prêts à discuter de l'avenir d'EDF, mais en partant d'une feuille blanche. Nous n'accompagnerons jamais cette réforme. […] Il est clair que l'organisation de bilatérales a pour but d'essayer de convaincre certains syndicats du bien­fondé de cette réforme. Mais, pour l'heure, l'interfédérale y reste opposée et chacune des organisations l'a rappelé ce lundi ».

MARCHÉ DE L'ÉNERGIE / ENVIRONNEMENT

Transition écologique : la fin du chauffage au fioul repoussée à mi-2022
Les Échos – 8 juin – Muryel JACQUE
Les Échos rapportent que le ministère de la Transition écologique a accordé un sursis au chauffage au fioul. En effet, le décret interdisant toute nouvelle installation de chaudière au fioul n'entrera en vigueur que mi-2022, au lieu du 1er janvier 2022. Ce sursis survient suite aux réclamations de la filière « très atomisée » par la crise sanitaire qui demande un peu plus de temps pour former ses employés à l'installation des autres types d'équipements, explique-t-on au ministère. « Le projet de décret a été largement concerté avec les acteurs de la filière de chauffage », a rapporté Barbara POMPILI, lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Le décret, qui prévoit la possibilité de dérogations dans certains cas, doit être transmis « très prochainement » au Conseil d'État.


Bilan du marché énergétique
Enerpresse – 8 juin
Enerpresse publie un bilan du marché énergétique et constate que cette année, la production d’électricité a augmenté de 6,4 % par rapport à avril 2020 selon les chiffres mensuels publiés par le gouvernement le 4 juin. La production thermique, quant à elle, s'est accrue de 187 % en un an, représentant 9,2 % du total. On notera également que la production nucléaire est en hausse de 1,4 %. La production d’hydroélectricité recule fortement (-22,3 %), une baisse compensée par l’accroissement de la production éolienne (+ 22,9 %) et solaire (+ 19,6 %), fait remarquer Enerpresse. La consommation de gaz, hors pertes, est en hausse de 6,4 % en un an et la demande des industriels reliés au réseau de transport s’est accrue de 36,5 % tandis que celle du secteur résidentiel et tertiaire et des petites industries décroît de 7,1 %.

SOCIAL

Entretien avec François HOMMERIL
Les Échos – 8 juin – Leïla DE COMARMOND
Le président de la CFE-CGC accorde un entretien aux Échos, dans lequel il livre ses craintes quant à la sortie de crise et donne ses conseils. Sur la fin du télétravail, il appelle à « ne pas confondre vitesse et précipitation », rappelant qu’il s’agit d’un sujet qui fait débat parmi les employés alors que « 47 % considèrent que les conditions dans lesquelles ils ont télétravaillé ont généré stress et souffrance ». « De nombreuses entreprises ont déjà commencé à négocier sur le télétravail, voire ont abouti à un accord », confie François HOMMERIL avant de mettre en garde : « Il serait plus prudent de prendre le temps, y compris d'un diagnostic approfondi, et d'attendre le 1er septembre, qu'on soit quasiment revenu à la normale, pour négocier ». Il s'inquiète de la vague de licenciements qui « est là » alors que « les entreprises veulent maintenir leur taux de rentabilité quoi qu'il en coûte aux salariés, quitte à baisser les investissements et à supprimer des postes ». Il profite de cet entretien pour alerter sur « l'échec des aides sans conditionnalité », insistant que si l’on ne veut pas « arroser le sable », il faut exiger ces aides « pour avoir un retour en termes de progrès économique et social ».


Les partenaires sociaux rétifs à une réforme paramétrique des retraites
Les Échos – 8 juin – Solveig GODELUCK
Laurent BERGER, secrétaire général de la CFDT, vient de réaffirmer son opposition à tout plan d'économies fondé sur les paramètres des régimes de retraite. Selon lui, « il n'y a pas de place pour un débat apaisé autour de la question des retraites avant la présidentielle ». À la CFE-CGC, Pierre ROGER ne s'oppose pas à quelques économies liées à l'âge de départ, si cela peut aider à revaloriser les petites retraites, mais aussi à financer la « retraite progressive pour tous ». « Nous, on voulait surtout éviter le système universel de retraite. Maintenant qu'il n'en est plus question, il reste la réforme paramétrique, mais elle peut attendre six mois. Tout ce qu'on veut, c'est faire repartir l'économie », souligne-t-il. Bruno LE MAIRE a créé la surprise en vantant le modèle du système de retraites portugais, dans lequel « les évolutions du régime des retraites dépendent du niveau de croissance ».

MANAGEMENT / RH

Dégradation des conditions de travail des salariés et de leur état de santé en raison de la crise sanitaire
Entreprise & Carrières – 8 juin – Benjamin D’ALGUERRE
17 000 travailleurs interrogés par la Dares ont noté, entre janvier et mars, un accroissement de la durée (17 %) et de l’intensité (17 %) de leur travail. 18 % ont observé une augmentation de leurs objectifs chiffrés. 26 % font état d’une croissance de leurs exigences émotionnelles. Ils sont autant à exprimer une forte insécurité pesant sur leur emploi. Les travailleurs de type ouvriers ou employés de l’agroalimentaire, de l’industrie ou de la construction, qui sont restés globalement actifs pendant la pandémie, ne signalent pas d’augmentation significative de la durée de travail pendant la crise, tandis que les cadres et professions intermédiaires de l’enseignement, de la santé et du commerce de détail ont vu leurs conditions de travail se dégrader. À noter que 18 % des salariés indiquent avoir été contaminés par la Covid-19, dont 5 % jugent « probable » que la contamination ait eu lieu sur le lieu de travail.